Sep 292007
 
 

Ils n’ont d’accessoires que le nom. Tout sauf anec­do­tiques, bra­ce­lets man­chettes et col­liers plas­trons s’imposent sur la sil­houette de l’hiver.

Paru le 13.09.2007, par Hélène Guillaume

Le culte du sac et la folie du talon n’étaient donc que la face immer­gée de l’iceberg. Squat­tés éga­le­ment cet hiver par le cha­peau et le fou­lard, les défi­lés – mais aus­si la rue – ont défi­ni­ti­ve­ment enté­ri­né l’hégémonie de l’accessoire. Or, la nou­velle star de ce phé­no­mène n’est autre que le bijou. Pas le mignon pen­den­tif, ni la dis­crète chaî­nette de poi­gnet, mais la pièce volu­mi­neuse qui flirte avec l’ostentatoire revi­si­té à la sauce Art déco ou seventies.
Pour preuve, le défi­lé Vera Wang de l’été pro­chain où les plas­trons de cris­tal de cou­leur font jaillir la lumière, détail de taille sur un sweat en coton des plus casual. Tout aus­si emblé­ma­tique, le show de l’hiver signé Marc Jacobs où de mys­té­rieuses bour­geoises tout de noir vêtues dévoilent, dans le décol­le­té de longs gilets sans manches, des cordes d’où pendent des assem­blages de métaux colo­rés sculp­tu­raux. Remar­quable par le contraste des cou­leurs et des matières avec le vête­ment, l’objet évoque plus le mou­ve­ment construc­ti­viste que la joaille­rie classique.

Cette approche par­ti­cu­lière du bijou fan­tai­sie se retrouve dans le tra­vail de nom­breux desi­gners. Ain­si, Louis Vuit­ton manie la plume sur un plas­tron de cris­tal de roche ou sur un lourd bra­ce­let de métal dic­tant ain­si un nou­veau chic néoeth­nique. Loewe, lui, flirte avec le fan­tas­tique dans ses bra­ce­lets en cro­co­dile et cris­taux aux nuances fumées. Chez Given­chy, un impo­sant col­lier en forme d’ancre marine accro­chée à des arêtes de pois­son sty­li­sées jaillit d’une sil­houette noire…
Sur­réa­liste ? Revu par Cha­nel, le col­lier devient col­le­rette de vinyle aux accents éton­nam­ment futu­ristes. Bleu, rouge ou crème, juste posé sur un sous-pull ou à peine dévoi­lé sous une robe en tweed, celui-ci n’est plus un acces­soire mais un vête­ment à part entière.

Source: madame.lefigaro.fr
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