Août 052009
 
 
Le bois est le nou­veau maté­riau en vogue chez les créa­teurs. Chez Caméo, l’ébène est sculp­té pour figu­rer les racines de la fleur en éme­raude et en améthystes.Chez Van Cleef&Arpels, le bois d’amourette devient des ailes de papillon en dia­mants. Le bois est aus­si en vedette chez la créa­trice Caro­line Tap­pou : la bague est entiè­re­ment décou­pée dans un mor­ceau de thuya et juste ornée d’une fleur en or au cœur de dia­mant. Du côté des clients, c’est le même engoue­ment. « Alors qu’a­vant ce maté­riau était sur­tout appré­cié des clients ini­tiés », pré­cise Caro­line Tappou.

 


Les créa­teurs ne tarissent s d’éloge sur le bois qui remet à l’honneur le tra­vail de l’artisan et son savoir-faire. Au moindre faux mou­ve­ment, le bois risque de casser…

Les créa­teurs aiment aus­si les mille et une tex­tures du bois qui se marient à l’é­clat des pierres pré­cieuses. Celle du pal­mier est comme « pixel­li­sée », pique­tée et en même temps rai­nu­rée. Celle de l’ébène est dense et très fon­cée. Celle du bois d’amourette est plus vei­née, tigrée comme sur la broche papillon de Van Cleef & Arpels. Celle du thuya est, elle, plu­tôt marbrée.

 


Le bois n’a jamais été aus­si ten­dance car il évoque les bijoux eth­niques, les bijoux afri­cains surtout.

Dans les années 30, les années art déco, en pleine vogue de l’art nègre et des sculp­tures pri­mi­tives, les joailliers raf­folent du bois qu’ils sculptent en mon­ture de bague ou en bracelet.

Aujourd’hui, Lydia Cour­teille mise sur une influence eth­nique plus baroque en ima­gi­nant une col­lec­tion entière de visages afri­cains en ébène illu­mi­né par des tour­ni­co­tis d’or qui figurent les cheveux.

 
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